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La bataille de Hollande
est aussi appelée la bataille des canaux., mais aussi celle des obstacles. Le
canal de jonction Meuse-Escaut, reste à Brée, un des hauts lieux où s'illustre
la compagnie du génie. Le 25 septembre, le génie construit un pont Bailey (le
Brussel Bridge). Le matériel est fourni par le 8ème Corps britannique. Les jours
qui suivent, des milliers de véhicules du 21ème Groupe d'Armées l'emprunteront.
Seul point de passage, ce pont mènera à la victoire.
Le 26 septembre à l'aube, le Groupement franchit le pont précédé par les
blindés. Le terrain à l'ouest de la Meuse est vide d'ennemis. Ce n'est qu'à Wessem que le contact reprend. Le lieutenant VERHAEGEN y est tué.
La situation du Groupement est difficile. Il doit occuper un front très large
tout en assurant la soudure entre les armées britannique et américaines dans
l'angle formé par le canal de WESSEM et la MEUSE.
Le 28 septembre, la 3ème Unité du Major NOWE passe la frontière hollandaise à
KESSENICH. Elle se retrouve sous le feu des mitrailleuses ennemies, mais
parvient à rejoindre le village de THORN où elle s'installe en défense. Deux
troupes de l'escadron occupent HUNSEL et EL. La compagnie du génie défend la
localité de OPHOVEN. Le Groupement occupe également le village d'ITTERVOORT.
Le 29 septembre, le Groupement passe sous le commandement du 19ème Corps
américain et un détachement composé de chars « Sherman », de tanks destroyers et
de chars légers, sous les ordres du colonel Elms, lui est adjoint. Le Groupement
reçoit la mission de nettoyer la région l'ouest du canal et de la Meuse.
Le 30 septembre, une attaque est lancée contre Sandfort, qui tombe aux mains de
la 1ère Unité Motorisée. L'état-major tactique du Groupement est installé dans
le petit village de Neeritter.
Le 1er octobre, le Lieutenant JACQUES , chef de la section de prévôté tombe sous
les balles allemandes.
Le
2 octobre, la 2ème
Unité Motorisée, soutenue par des tanks américains, monte une opération contre Wessem, où une garnison allemande occupe l'angle formé par la Meuse et le canal.
L'infanterie arrive à une centaine de mètres du village, mais l'ennemi réagit
vivement et le peloton est pris sous les tirs ennemis. Les tanks américains
hésitent à avancer dans le terrain découvert, craignant les armes antichars
allemandes, et n'interviennent que de très loin. Le Colonel PIRON décide alors
de rappeler le peloton qui rejoindra les lignes amies, heureusement sans pertes.
Le 5 octobre, après quelques jours plus calmes, le Prince-Régent fait à la
Brigade l'honneur de sa visite. Il arrive à l'improviste et s'entretient avec le
Colonel PIRON et les officiers de son état-major.
Le 10 octobre, toute la « Scout-Section » du Sous-Lieutenant BURY disparaît
définitivement dans la nuit…
Durant près d'un mois, le Groupement reste en position dans cette région où il
fait de plus en plus humide, de plus en plus froid. En défensive dans des
retranchements creusés dans la boue, des patrouilles nocturnes, des
bombardements intermittents …
Le 27 octobre, des patrouilles allemandes sont interceptées par la 3ème Unité.
Le 1er novembre, dans le secteur du canal de Wessem, le Groupement est relevé
par la 7ème Brigade britannique et passe sous les ordres de la 53ème Division
galloise, pour occuper un secteur de 3 kilomètres entre Hunsel et El. La 3ème
Unité défend Hunsel, la 1ère défend El, le centre du dispositif est occupé par
la 2ème et le génie, tandis que le reste du Groupement s'installe à
Groote-Beersel. Ici aussi, durant deux semaines, les belges vont harceler les
positions allemandes, mais aussi subir quelques pertes.
Le
6 novembre, le
général DEMPSEY, commandant de la 2ème Armée Britannique arrive à l'état-major
du Groupement où il s'entretien avec le colonel PIRON. Il lui dit toute la
reconnaissance du Haut Commandement britannique pour le Groupement qui a tenu
avec si peu de moyens, le canal de Wessem pendant que le restant de son armée
opérait en Hollande.
Le
9 novembre, les
plans des opérations futures sont reçus, une attaque en force est lancée au-delà
du canal de Wessem vers Venlo et la Meuse. De formidables moyens sont mis en
action. En prévision de cette attaque, le 11 novembre, le commandant de la 53ème
division demande au colonel PIRON de rejeter l'ennemi de l'autre côté du canal
de WESSEM et d'installer des postes d'observation sur la rive ouest. Le but est
d'attaquer et d'occuper une tête de pont ennemie.
À 18 heures 30, la
batterie d'artillerie commence à pilonner les positions ennemies. 5 minutes plus
tard, le peloton d'assaut de la 2ème Unité, appuyé sur la droite par la 3ème
Unité et à gauche par la 1ère, passe à l'attaque. L'attaque réussit. et la 2ème
Unité borde le canal. Le Sous-Lieutenant ROGGE qui commande le peloton est
blessé. Le Premier Sergent-Major SILBERMANN se précipite sur sa jeep pour porter
secours à son officier, malgré le danger. Il réussit à l'atteindre, mais en
revenant vers les lignes, la jeep saute sur une mine, tuant ses occupants. Cette
opération coûte la vie de 6 hommes, 13 sont blessés. La réussite de cette
opération contribue grandement au succès de l'attaque générale qui a lieu le
lendemain.
Le 14 novembre, le commandant de la 53ème Division vient remercier le Colonel
PIRON pour l'appui donné par le Groupement belge.
Le 17 novembre, l'aventure hollandaise se termine. Le Groupement, relevé par les
Anglais, quitte la région de Hunsel pour partir en repos à Louvain.
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